Qu’est-ce qu’une coloscopie ? 

La coloscopie est un examen médical qui sert à observer l’intérieur du côlon, du rectum ou de l’intestin grêle grâce à un coloscope. Rappelons que votre tube digestif comprend plusieurs organes qui servent à la digestion comme l’intestin grêle, le gros intestin, le pancréas, la vésicule biliaire ou encore le foie.

Cet endoscope, appelé aussi coloscope, est en réalité un petit tube muni de fibres optiques qui sera inséré sous anesthésie et pourra également servir à insérer d’autres objets chirurgicaux. La coloscopie est utile dans plusieurs cas : prévenir contre le cancer du côlon dans le cadre d’un dépistage, ôter des polypes lors d’une polypectomie ou être prescrite à des fin diagnostiques suite à l’apparition de sang dans les selles, de coliques, de douleurs abdominales ou de troubles intestinaux par exemple. Dans ce dernier cas, la coloscopie pourra révéler des polypes, une infection, des diverticules voire une diverticulose ou une tumeur cancéreuse ou bénigne. En cas de détection d’une maladie grave, une colostomie et une ablation du côlon grâce à une exérèse pourraient être prévues.

Comment se préparer à une coloscopie ?

Trois jours avant une coloscopie ou endoscopie, il vous faudra suivre à la lettre un régime sans résidus prescrit par votre médecin, ce qui aura pour conséquence d’ôter tout fruit, légume ou céréale complète de votre alimentation. Celui-ci sera donc basé principalement sur la consommation de féculents, poissons, viandes maigres et de certains laitages. Enfin, il vous faudra boire un liquide laxatif avant l’intervention pour procéder à un lavement.

Comment se déroule l’intervention ?

Direction l’hôpital pour une intervention chirurgicale sous anesthésie locale ou générale qui dure environ une trentaine de minutes. Une fois endormi, le coloscope est inséré dans l’anus et de l’air est insufflé avant d’en observer les parois plus facilement, comme une radiographie de l’intérieur. Cet air est ensuite évacué et le patient reste sous observation quelques heures.

Quels sont les risques d’une coloscopie ?

Il existe deux types de risques lors d’une coloscopie : les risques liés à l’anesthésie rectale qui peuvent créer chez le patient des effets secondaires comme les vomissements ou les allergies par exemple et les risques directement liés à l’insertion du coloscope comme la perforation de la paroi digestive ou encore l’hémorragie. Si à la suite d’une coloscopie vous constatez des selles noires, de la fièvre, des saignements ou des douleurs à l’abdomen, il vous faudra consulter immédiatement.

Quel âge pour une coloscopie ?

Dans le cadre du dépistage, normalement, il faut se faire dépister tous les 5 ans à partir de 45 ans afin d’écarter tout risque de cancer du côlon. En général, il est rare d’être diagnostiqué avec un cancer du côlon de moins de 30 s’il n’y a pas d’antécédents familiaux. Cependant, la recommandation standard pour les enfants à risque de familles touchées par le cancer du côlon est de commencer les coloscopies à 25 ans et répété ce diagnostic préventif tous les deux ans. Rappelons que la France fait partie des pays pour lesquels le risque de cancer du côlon-rectum est élevé, comme dans les autres pays d’Europe de l’Ouest, les États-Unis, l’Australie et, plus récemment, le Japon. A noter que rien que sur l’année 2015, le nombre de nouveaux cas estimés de cancer du côlon et du rectum était de 43 068, soit 23 535 chez les hommes et 19 533 chez les femmes.